16 Mai 2019

Halestorm: Compte-rendu et photos du spectacle à Montréal (2019)

C'est au MTELUS de Montréal que Halestorm mettait fin à sa tournée avec Beasto Blanco et Palaye Royale. Trois groupes assez différents, mais qui se complètent bien. 

 

 

Contrairement au passage précédent du groupe de Lzzy Hale, où le MTELUS était à guichet fermé, cette fois-ci, la foule était un peu moins nombreuse.Cela n'a toutefois pas empêché les gens présents de s'en donner à coeur-joie et de passer une soirée mémorable.

Beasto Blanco a ouvert le bal. De fait, le groupe n'a pas qu'ouvert le bal, il a défoncé les portes avec un bulldozer. Je n'avais jamais vu ce groupe auparavant et j'ai été estomaqué. Le groupe nous offre un hard rock assez brutal, teinté de Rob Zombie et d'Alice Cooper dans un contexte dystopique. En voyant arriver les musiciens sur scène, j'ai tout de suite pensé au film Mad Max. Le quintette ne ménage aucun effort pour en mettre plein la vue et plein les oreilles. Chuck Garric, le chanteur et guitariste a une présence imposante, mais celle qui attire tous les regards, c'est Calico Cooper, la fille d'Alice Cooper. Elle affiche un maquillage assez déstabilisant et se démène comme une damnée sur scène. Nous avons eu droit à une prestation de 30 minutes, ce qui était beaucoup trop court à mon goût. J'ai déjà hâte au prochain passage du groupe en ville.

Avec un tout autre registre, les Californiens de Palaye Royale sont montés sur scène. Affichant un look qui me rappelle les Rolling Stones des années 1960, les musiciens ont rapidement pris possession de la scène. Le chanteur, Remington Leigh,  ne ménage aucun effort pour aller chercher la foule. Extrêmement expressif et parfois un peu dangereux (il a, entre autres, sauté à pieds joints sur la barricade),  il est le centre d'attention d'un groupe extrêmement dynamique. Incapables de demeurer en place plus de 3 secondes, les musiciens parcourent la scène sans cesse. Halestorm a bien choisi ses groupes pour réchauffer la salle avant son arrivée.

Halestorm progresse à pas de géant sur l'échiquier musical et leur succès est dû en grande partie au fait qu'ils progressent d'un album à l'autre, qu'ils n'ont pas peur d'innover. Même chose en spectacle. Le groupe a fait le choix audacieux de commencer le spectacle avec un solo de batterie. Arejay Hale a sorti toute sa panoplie de trucs et d'acrobaties pour en mettre plein la vue aux spectateurs. Malgré la finale de la tournée, les musiciens avaient l'air en pleine forme. Comme à son habitude, Lzzy était en voix... et quelle voix! Elle peut se faire douce et caressante, puis gronder comme un réacteur d'avion de ligne. Le groupe a puisé dans ses quatre albums pour nous présenter un spectacle des plus efficaces, où se sont mélangés les succès, les nouveautés et les improvisations musicales. Lzzy s'est permis quelques commentaires, entre autres, sur la soirée que le groupe a passée Chez Parée et sur la poutine, mais a principalement laissé place à la musique. La foule scandait pratiquement toutes les paroles, le poing en l'air, prouvant au groupe que le choix de Montréal pour finir la tournée était justifié. 

Le passage de Halestorm à Montréal aura été, encore une fois, un franc succès. Le groupe n'a pas peur de faire monter l'intensité et s'est entouré des deux premières parties idéales pour le faire. Il faut aussi souligner l'excellence de la technique durant toute la soirée. Le son était FORT, mais bien équilibré et les éclairages étaient magnifiques et, pour une fois, tous les groupes en ont profité : les premières parties n'ont pas joué dans le noir.

 

Lu 2910 fois Dernière modification le jeudi, 16 mai 2019 05:02
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