Imprimer cette page
17 Jui 2019

Montebello Rock : Compte-rendu et photos (2019) Spécial

C’est fait! Le premier Montebello Rock s’est conclu aux petites heures du matin dimanche, après une fin de semaine chargée en excitations, sueurs et boue. Cette édition « retour aux sources », annoncée en février dernier, aura attiré quelques milliers de personnes dans le village situé dans la Petite-Nation, en Outaouais.

Certes, ce n’était pas le Rockfest classique, celui que les festivaliers ont adopté au cours des treize dernières années. Cette nouvelle formule a montré davantage de modestie en misant sur des formations locales et une approche plus traditionnelle.

Dès l’arrivée au cœur de Montebello, on s’étonne rapidement du mince achalandage piétonnier qui sillonne les rues du village. Le tronçon de la route 148 qui traverse la municipalité est ouvert à la circulation, alors que ce n’était pas le cas par le passé. Le plus gros de la foule est réuni sur le site du festival, à la hauteur de la rue Laliberté, en festoyant dans un bain de boue.

Près d’une trentaine de groupes rock, punk et métal se sont produits sur les deux scènes extérieures, qui alternaient les prestations tout au long de l’événement. Parmi eux, une majorité de groupes d’origine québécoise ou canadienne et quelques-uns provenant de l’extérieur. Il faut noter aussi qu’une majorité écrasante de francophones québécois a assisté au festival.

Bien que la programmation 2019 du Montebello Rock en ait déçu plusieurs lors de son annonce, vers la fin du mois d’avril, les métalleux présents ont pu profiter d’une palette de spectacles époustouflants. Les artistes, visiblement plus qu’heureux de jouer au festival, ont offert des prestations intenses et passionnées, en plus de prendre le temps de remercier les organisateurs de l’événement.

Le véritable coup de cœur musical de la fin de semaine est certainement la formation de punk-rock québécois Vulgaires Machins, qui a enflammé la foule avec ses morceaux à saveur critique et à l’esprit revendicateur.

La présence de groupes québécois sur les grandes scènes du Montebello Rock leur a également donné une vitrine plus importante qu’avant, un concept qui a été apprécié tant par les festivaliers que part les artistes, car cette occasion leur permet d’élargir leur auditoire et de mieux se faire connaître. Beaucoup d’éloges et de commentaires approbateurs ont été observé de leur part à l’intention de cette première édition.

Un autre point positif de la fin de semaine est la disposition des scènes, montées côte à côte. Les concerts se succédaient ainsi au cours de la journée et les festivaliers avaient l’option de passer d’un parterre à l’autre ou encore de rester du même côté et de profiter d’une vue agréable sur le spectacle. De plus, la portion réservée dans les dernières années aux « VIP Avant-scène » a été réduite de beaucoup, permettant aux détenteurs de billets « réguliers » d’avoir accès à presque toute la barrière devant la scène. Il était donc plus facile de respirer et de profiter d’une vue raisonnable tout en ayant du plaisir.

Un festival de bouette!

On dit que les métalleux se réunissent annuellement à Montebello pour s’imprégner de cette ambiance folle et festive qu’offre le festival et cette fois à nouveau l’atmosphère était au rendez-vous, malgré le froid, la pluie et surtout la boue. Alors qu’une pluie réfrigérante tombait sur la foule, vendredi, le site du Montebello Rock s’est transformé en véritable bain de boue au cours de la fin de semaine. Les conditions météorologiques ont d’ailleurs certainement dû avoir un impact sur le nombre de festivaliers présents. Ces derniers ont eu la chance de s’amuser comme des petits fous, à faire des moshpits dedans et à s’en lancer partout.

Le déluge a continué dans la journée de samedi, ce qui a motivé le choix de plusieurs de quitter les lieux en après-midi. Toutefois, un peu avant 20h, la pluie s’est calmée, les nuages se sont dissipés pour laisser la place à un magnifique coucher de soleil, puis à une lune presque pleine qui a conclu le festival tout en beauté. Il va sans dire que ceux qui étaient présents tout au long du week-end étaient contents d’être là et de célébrer la culture rock, punk et métal une fois de plus à Montebello. Au cours des années, le Rockfest a créé ce sentiment d’appartenance que les festivaliers de longue date apprécient et partagent avec les nouveaux venus. Le Montebello Rock offre effectivement un « retour aux sources », mais aussi une continuité de l’expérience vécue aux éditions précédentes du Rockfest, mais dans une ambiance beaucoup plus intime et agréable.

Il faut se le dire, le Rockfest avait pris une ampleur incroyable entre 2013 et 2018, avec de très grands noms de la scène internationale qui se sont produits à Montebello pendant cette période. Cependant, la faillite a permis au fondateur de l’événement, Alex Martel, de définir l’identité de son projet, puis de lui donner un nouveau départ. On verra ce que l’avenir réserve à ce nouvel festival, mais il est évident que cet événement est maintenant ancré dans la culture métalleuse québécoise et internationale, en plus de permettre de faire rayonner un coin de l’Outaouais qui est bien estimé de l’industrie touristique. MONTEBELLO ROCK!

Lu 5352 fois Dernière modification le lundi, 17 juin 2019 18:00
Évaluer cet élément
(7 Votes)

Dernier de Élizabeth Séguin

Éléments similaires (par tag)